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| La scolarite (le 12/09/2005 à 17h24) |
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la scolarite |
Selon l'intensité de la dyspraxie et les troubles associés , l'élève va vite présenter des troubles de l'apprentissage. Si ses difficultés sont reconnues et comprises de façon précoce, il pourra suivre une scolarité normale avec des adaptations.
Les répercussions scolaires des dyspraxies.
L'enfant dyspraxique pourra suivre une scolarité :
- si son niveau intellectuel est normal,
- s'il apprend à gérer ses difficultés lucidement, efficacement mais sans dramatiser,
- s'il bénéficie d'adaptatations et de soutiens différenciés à chaque étape de son évolution et de sa scolarité, comme un ordinateur, un accompagnateur de vie scolaire (AVS).
- si l'enseignant comprend que la dyspraxie entraîne :
- un retard graphique (dessin, écriture) important qui sera toujours au premier plan des difficultés de l'enfant,
- de nombreuses difficultés en mathématiques (dénombrement, géométrie) à cause des troubles de l'organisation, du regard et de la structuration spatiale.
- si l'enseignant adapte son enseignement c'est à dire :
- favoriser au maximum les apprentissages et les contrôles oraux,
- valoriser les connaissances de l'enfant, son langage, son raisonnement, sa logique.
Il faut avoir conscience que l'enfant a des difficultés en écriture :
- à cause de son problème praxique(difficulté à automatiser les gestes),
- car il va se contracter (phénomène de paratonie)et être encore plus gêné pour écrire,
- car il a du mal à se répérer dans l'espace plan et que tous les balisages destinés à baliser cet espace (les lignes, les marges, les carreaux ) vont le perturber davantage au lieu de l'aider.
Il faut limiter l'écriture manuelle autant que possible :
- mots isolés, écritures des chiffres,
- prévoir des exercices à trous.
On peut tolérer un graphisme malhabile et agrandi, à condition qu'il soit lisible : l'enfant doit pouvoir se relire.
Ne jamais encourager les aspects « présentation » ni la qualité de l'écriture manuelle au dépends de la rapidité d'exécution ou de la lisibilité.
Eviter de faire copier l'enfant :
Ne pas lui faire copier les leçons, les poésies , les devoirs..car cela engendrerait une fatigue trop importante, copier ne l'aide pas à mémoriser ! Il faut donc :
- Fournir à l'enfant des photocopies de qualité (présentation, contraste) ou scanner les textes,
- Noter les devoirs dans son cahier de texte ou désigner un « secrétaire »(enfant, AVS) pour le faire,
- L'orthographe d'usage doit être apprise oralement (répétition, épellation, ethymologie).
- J'utilise les lettres magnétiques pour travailler l'orthographe pour renforcer l'apprentissage à l'oral. Cela lui permet de mieux intégrer la structure du mot et d'effectuer des manipulations sur le mot ex : travail sur les homonymes : un saut , un seau, un sot .
Privilégier l'écriture clavier :
- Il faut inciter l'enfant à utiliser le clavier de son ordinateur,
- il faut valoriser ses productions : présentation, lisibilité, rapidité d'exécution.
Des conseils pour aider ceux qui arrivent à écrire :
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ne pas faire copier à partir de modèles, " la copie est toxique",
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on peut guider la main de l'enfant quand il écrit pour "qu'il sente le geste ", il apprend les tracés à l'aide de sa mémoire kinesthésique et non à l'aide de sa mémoire visuelle, il faudra veiller à ce que le tracé des lettres se fassent toujours de la même façon,
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proposer d'écrire ou de tracer sans regarder,
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accompagner verbalement les mouvements (on monte, on tourne vers la gauche et on redescend tout droit, puis on tourne vers la droite...)
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utiliser des outils qui glissent bien (Velleda, stylo bille gel, feutres...),
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penser à varier les supports et leur orientation ex :écrire sur un tableau velleda à la verticale,
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Utiliser des cahiers qui n'ont qu'une ligne (clairefontaine), car les lignages sont bien souvent une gêne plutôt qu’une aide. (Si l’enfant accepte d’avoir des cahiers différents.)
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Si l'écriture cursive est trop difficile pour lui , préferer l'écriture scripte qui élude le probléme des attaches entre les lettres, mais en étant vigilant sur les espaces entre les mots qui doivent être plus larges que les espaces entre les lettres.( L'écriture scripte est souvent plus facile que l'écriture bâton car il y a moins d'obliques)
Il faut toujours que l'activité d'écriture ait un sens : on écrit pour se souvenir, pour communiquer à distance (correspondance .) pour raconter, pour remercier, pour convaicre...C'est important d'en tenir compte pour motiver l'enfant.
Guy Réveillac compare l'apprentissage de l'écriture avec l'apprentissage (praxique) du dribble au basket-ball." Un enfant ordinaire apprend à dribbler en regardant le ballon rebondir. Petit à petit, il faut qu'il apprenne à dribbler sans regarder, car le but d'un dribble c'est de pouvoir regarder en même temps la position de ses partenaires et adversaires. Donc, il doit devenir capable de ne se fier qu'à ses sensations tactiles et kinesthésiques et non visuelles. L'enfant porteur d'une dyspraxie visuo-spatiale doit apprendre d'emblée à dribbler sans regarder.C'est sans doute plus long, plus difficile surtout au début mais l'objectif reste identique"
Il faut également faire atention que la posture corporelle soit convenable pour éviter que l'enfant ne se contracte en écrivant. Pour un jeune IMC, il faudra peut être adapter la table selon les conseils de l'ergothérapeute pour faciliter l'écriture (proposer une table évidée au niveau de la poitrine de manière à permettre un bon appui de l'avant bras.)
Les enfants dyspraxiques souffrent pour la plupart de troubles de l'organisation du regard et de la structuration spatiale, troubles qui sont à l'origine de leurs difficultés en arithmétique et en géométrie | |
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